Les auteurs ont la parole...
Philippe LECLERCQ

Pour cette première interview, j’ai choisi de poser mes questions à Philippe LECLERCQ, auteur de deux romans L’inconnue sur le banc et La Cabane parus aux Editions Abordables.

Bonjour Philippe,

Nous voulions tout d’abord vous remercier d’avoir accepté d’être le premier à répondre à nos questions.

Que représente pour vous l’écriture ?

L’écriture fait partie de ma vie depuis mes dix-huit ans. J’ai commencé par la poésie, des textes courts me permettant de faire jaillir mes émotions de jeune homme. J’ai d’ailleurs pris un malin plaisir à faire revivre un poème de cette époque intitulé "Madame" dans L’inconnue sur le banc.

J’ai eu ensuite ma phase épistolaire avec les amours de ma jeunesse, des lettres enflammées ou, au contraire, désespérées suite aux ruptures vécues comme des drames insurmontables.

Puis à partir de 25 ans j’ai écrit à quelques reprises des débuts de romans, dont un assez abouti intitulé Pour l’amour de Lena, que je n’ai jamais cherché à publier. A juste titre...

J’ai également écrit des pamphlets colériques sur la société et le grand cirque de la vie en entreprise. Un ouvrage co-rédigé avec un collègue intitulé Arêtes sur carrière a ainsi été auto-édité dans les années 2000.

La vie professionnelle m’a ensuite séparé pendant plusieurs années de l’écriture jusqu’à ce que je m’y remette résolument avec mon projet L’inconnue sur le banc.

La publication de mon premier roman par LEA est pour moi une nouvelle naissance, une oxygénation que j’espérais depuis longtemps sans trop savoir comment m’y prendre. J’ai pris aujourd’hui une nouvelle dimension et l’écriture fait désormais partie de ma vie et de mon identité. Écrire, c’est être libre, c’est inventer, oser, prendre du plaisir. Je peux désormais vivre deux vies en une. C’est un luxe inestimable.

Que préférez-vous dans votre activité d’auteur ? Avant, pendant, après l’écriture ? D’autres moments peut-être ?

J’aime sentir le fourmillement de l’envie d’écrire, de trouver une histoire, d’observer, de tâtonner, de me perdre dans mes rêveries. Puis l’accélération lorsque l’idée est là, quand je sens qu’une piste se dessine, que je peux me jeter à l’eau : un thème, un décor, une ambiance, un personnage,
quelques éléments suffisent. Je n’en sais pas plus au début et c’est excitant. Je me sens tout puissant car de moi seul vont naître un univers, des personnages et une intrigue. Tout reste à faire.

Puis lorsque le déclic fait que je tiens mon sujet, l’écriture me plonge dans l’action. Je pense à mon projet la nuit, le matin dans le métro, dans une file d’attente. Quitte à écrire quelques minutes seulement des bribes sur mon smartphone.

En toutes circonstances, je décolle et file vers un "ailleurs" qui, flou au début, devient mon univers. L’écriture me fait vivre des moments de forte émotion quand je sens que je suis sur la bonne vague, comme un surfeur. J’enchaîne alors plusieurs pages que je lis et que je vis en même temps que je les écris. Je souris quand je sens que j’ai écrit des belles phrases, que j’ai balancé une bonne vacherie, exprimé une tournure provocante, un bel enchaînement de mots à la sonorité harmonieuse.

J’aime la phase solitaire de l’écriture. Par dessus-tout, j’aime le moment de bascule qui me fait comprendre que la fin est proche, que je vais pouvoir corriger le texte dix, vingt fois, le raboter, l’améliorer. Comme si, déjà, je voyais le futur lecteur devant moi. C’est à ce moment que mon impatience s’exprime et que je souhaite plus que tout transformer ce texte en un beau livre avec un beau titre et une belle couverture.

La phase de finalisation puis d’annonce du lancement du livre est celle qui m’excite le plus. Après des mois de solitude, d’autres yeux vont lire ma création. Mélange d’angoisse et de fierté.

Une fois le livre publié, les phases de présentation et de dédicaces sont pour moi un exercice narcissique agréable... mais à la condition qu’il y ait du monde !

En résumé, ma préférence est dans la finalisation et le lancement de l’œuvre.

Quelles sont vos envies en matière d’écriture ?

Mes envies : écrire des romans contemporains distrayants, sensibles, sensuels, visuels, simples de lecture mais sources d’interprétation philosophique. Je veux susciter le désir, l’émotion, l’évasion, l’étonnement. Je veux choquer, bousculer, surprendre. J’aime explorer la face cachée de l’humain, ses noirceurs, ses faux-semblants, prendre la morale à revers. C’est un peu mon fil rouge.

Mon souhait est désormais de m’améliorer. De prendre le temps de peaufiner mon texte et d’optimiser la qualité du récit. J’ai eu le privilège de côtoyer des auteurs de premier plan pendant cinq jours cet été à l’occasion des Nocturnes littéraires 2017 dans le sud de la France. J’ai échangé et observé. Et tiré de nombreux enseignements.

Je suis persuadé qu’un jour je sortirai un roman qui rencontrera un grand succès.

En quelques mots, à qui s’adresse votre livre ?

Mes deux romans ont reçu un accueil très favorable auprès du lectorat féminin. J’en suis très heureux car j’éprouve pour les femmes, en général et dans leur diversité, une fascination absolue.

Les femmes sont des lectrices tolérantes, espiègles, complices.

Mon souhait est d’écrire pour un public large, femmes et hommes, adultes ouverts d’esprit du fait des audaces de mes écrits.

Les plus beaux compliments que je reçois sont ceux qui soulignent que la lecture de mes romans a été simple, fluide, grâce à un récit rythmé et très visuel.

Tout en m’améliorant je compte conserver cette spécificité. L’esbroufe et les concours d’érudition, trop peu pour moi !

Pensez-vous proposer d’autres créations à LEA ?

Je suis un auteur chanceux. Non seulement du fait que j’ai deux romans publiés chez LEA mais aussi parce que je suis depuis plus de dix-huit mois un témoin privilégié du développement de LEA. Les livres sont beaux, les événements sont grandioses, les idées fusent, les libraires sont valorisés. Brique par brique un très bel édifice est en train de se construire.

Je bénéficie d’une relation de confiance et d’amitié avec son président Bruno Ochin. Il m’a toujours informé, en toute transparence, sur sa stratégie, sur l’aventure entrepreneuriale qui est la sienne. Nous avons beaucoup échangé. Cette aventure est courageuse et admirable. Le chemin n’est pas droit, il y a des bosses et des trous, des impasses, des raccourcis mais plus souvent des pièges, des espoirs, des joies, des déceptions. C’est donc une expérience de vie. En tant qu’auteur je me sens partie prenante de cette histoire et donc, oui, je compte proposer d’autres créations à LEA. Je travaille en ce moment sur mon troisième projet qui s’intitule pour l’instant "Oiseau de nuit", que je compte bien voir étoffer dans un an ou deux la collection de cette belle maison.

En complément des mesures prises et à prendre par LEA pour accroître la visibilité médiatique de ses ouvrages, les auteurs peuvent être également porteurs de solidarité et de promotion de leurs pairs. Un "like", un partage ou un avis sur Facebook, une recommandation de librairie ou d’événement,... si chacun s’y met et se sent investi dans la réussite de LEA, chacun en sera récompensé. C’est mon intime conviction.

La Cabane
Philippe Leclercq

Julien et Bérénice se donnent rendez-vous chaque mardi midi dans un lieu étrange, le Dôme.

Là, dans la chambre douze qu’ils baptisent La Cabane, le jeune homme et la prostituée s’aiment en secret.

Un amour contraint et douloureux, limité à deux heures de bonheur chaque semaine.

Jusqu’au jour où l’énigmatique Bérénice déclare à son compagnon tourmenté que leur amour va pouvoir devenir réalité, affranchie et éternelle.

par Stéphanie
Passionnée des arts : cinéma, théâtre et bien sûr littérature... J'ai le plaisir de vous accueillir dans ma maison. J'espère que vous vous y plairez. Je vous souhaite une excellente visite et n'hésitez pas à me laisser des petits messages.

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